Du haut de ses 80 ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable, figée dans l'austérité de la bonne bourgeoisie catholique dont elle est l'incarnation. Sa devise: "Ne jamais rien montrer, taire ses émotions". Jusqu'à ce matin où un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils, le père Pierre-Marie, sa plus grande fierté. Gabrielle ne vacille pas, mais une fois la porte refermée, son monde s'écroule. Cet effondrement a débuté quelques semaines plus tôt, à la suite d'un article de presse révélant une affaire de prêtres pédophiles dans la région...
